FIFA 19 à l'heure du bilan

Neymar, Kevin De Bruyne et Paulo Dybala sur jaquette de FIFA 19 (EA Sports)

Pas assez réaliste, attaque trop avantagée : les critiques n'ont pas manqué concernant l'opus annuel d'EA Sports ces derniers mois...

Commercialisé en septembre dernier, FIFA 19 était comme tous les ans particulièrement attendu par les amateurs de ballon rond sur consoles. À grands coups de bandes-annonces toutes plus spectaculaires les unes que les autres, EA Sports n'a pas manqué sa campagne promotionnelle. En profitant qui plus est d'une énième exclusivité prestigieuse : la Ligue des champions, histoire de déshabiller encore un peu plus la concurrence. À l'heure du bilan, les voyants semblent au vert pour la simulation sportive ; le mode FIFA Ultimate Team suscite un intérêt croissant, les ventes de l'actuel opus sont au plus haut, le contenu proposé s'est étoffé, tandis que l'imminente prochaine génération de consoles ne devrait pas bouleverser cet équilibre. Pourtant, jamais un épisode de FIFA n'aura été aussi vivement critiqué...

Si la forme fait presque l'unanimité, le mécontentement provient donc plutôt du fond, c'est-à-dire des lacunes émanant du rectangle vert virtuel. L'attrait pour le jeu offensif des développeurs n'est plus à démontrer, et il a visiblement fini par lasser de nombreux puristes. Une frustration partagée par certains joueurs pro de FIFA 19, et qui a trouvé un large écho sur les réseaux sociaux depuis le mois de septembre 2018. Contrairement aux promesses de l'été dernier, les velléités de la communauté réclamant un jeu plus équilibré n'ont donc pas été écoutées, ou du moins que modérément. Le rythme est certes moins soutenu que l'année précédente, mais défendre reste toujours aussi pénible tant la projection vers l'avant est favorisée.

FIFA 19, une « simulation » de football ?

L'une des rares nouveautés apportées au gameplay cette saison, la finition synchronisée, illustre la direction empruntée par FIFA 19. Une fois maîtrisée, la fonctionnalité est quasi imparable, et ce quelle que soit la position du joueur. Tirs lointains et gestes acrobatiques, le spectacle est au rendez-vous, au détriment, par moments, du bon sens. Les trajectoires sont improbables et accentuent cette sensation arcade que la licence ne semble plus renier aujourd'hui.

C'est d'ailleurs dans son expression moins rigoureuse de la discipline que FIFA 19 s'en est le mieux sorti. Avec un mode sans arbitre, une expérience façon battle royale, ou encore les fameuses réalisations doublées que louaient dernièrement Jacques-Henri Eyraud, le président de l'OM. Un vrai divertissement !

FIFA 20, la réponse attendue sur le terrain

Réduire FIFA 19 à un jeu d'arcade est évidemment excessif. Visuellement, le jeu est assez impressionnant et parvient à reproduire avec précision la gestuelle des joueurs majeurs. Si l'exigence est si élevée, c'est aussi parce que la franchise a habitué les joueurs au (très) haut niveau depuis le début de la décennie. La politique de monétisation de Electronic Arts, souvent décrié (FUT considéré comme un jeu d'argent), contribue aussi vraisemblablement à l'intensité des critiques.

Toujours leader sur le marché du sport sur consoles, FIFA a encore de la marge. Car malgré le réveil appréciable de Pro Evolution Soccer, Konami ne joue plus dans la même division. On imagine toutefois mal EA Sports rester imperméable à la grogne d'une partie de sa communauté et ne pas corriger le tir à la rentrée prochaine...

publié le 13 mai 2019 à 17h50
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MedCa le 13 mai 2019 à 20h47

Ben rien n’a changé en fait. C’est pourquoi je jouais qu’à PES ...bon il y a 20 ans ok . FIFA ça a toujours été un jeu d’arcade pour moi!

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